Les amendes automatiques de la Hadopi, la pire des solutions ?

La Hadopi est un échec. C’est un constat sans appel depuis son lancement en 2010.

Considérée comme une solution miracle à la base, la riposte graduée n’a pas freiné le piratage à cause des procédures administratives trop lourdes.

Même si l’autorité a envoyé des millions d’avertissement en 7 ans, elle n’a réussi qu’à condamner 151 personnes et vu le budget considérable d’Hadopi, on peut dire que cela revient à tuer des mouches avec un bazooka.

De plus, l’amende pour piratage est de 1 500 euros au maximum et ce n’est pas suffisant pour remplir les caisses de l’Etat.

C’est pourquoi de nombreux responsables politiques incluant Gaumont Nicolas Seydoux a estimé que les lois sont prêtes pour modifier la Hadopi pour passer à une amende administrative.

Le principe serait de simplifier les procédures et que les internautes paient automatiquement l’amende dès qu’ils sont identifié à la manière des radars routiers.

Du point de vue des Majors et du gouvernement, cela peut sembler une bonne idée, car ça donne l’impression de sanctionner les pirates.

Mais une telle solution montre simplement que la Hadopi n’a jamais compris le piratage. Les utilisateurs vont simplement masquer leur adresse IP avec un VPN comme celui de NordVPN, Hidemyass, VyprVPN et le tour sera joué.

L’ironie est que les utilisateurs vont s’intéresser davantage aux VPNs avec les amendes automatiques. En effet, si on les fait payer systématiquement sans aucun recours, alors ils seront plus prudents et la Hadopi va simplement devenir inutile au bout du compte.

De plus, l’intégration de la négligence caractérisée est catastrophique, car ce principe stipule que vous pouvez être condamné pour piratage même si vous n’avez rien fait.

Par exemple, des parents peuvent être condamné parce que leurs enfants ont téléchargé des chansons de Taylor Swift. On va se retrouver dans une société où tout le monde surveille tout le monde.

La lutte contre le piratage doit passer par la sensibilité et des offres légales abordables et accessibles à tous. Car une amende automatique risque d’être le dernier clou sur le cerceuil de la Hadopi.