La Hadopi veut mesurer le trafic des sites légitimes et pirates

La Hadopi continue de trouver des raisons pour justifier son existence.

La dernière en date est de mesurer les tendances des consommations en ligne des internautes.

Combien d’internautes piratent du contenu ? Combien de personnes passent par des offres légales ? La Hadopi veut faire une mesure pendant une durée de 42 mois pour répondre à ces questions.

Le budget alloué est d’environ 175 000 euros. Mais dès le départ, l’initiative sent l’auto-promotion à plein nez. Etant donné que les mesures se font uniquement par des sondages, il faudra que les utilisateurs répondent volontairement à ces questions.

Et on ne voit pas comment un internaute va avouer qu’il pirate du contenu. De plus, les mesures automatiques, via des cookies sur les sites, posent le problème de la précision des données.

Comment déterminer la ville ou l’âge du visiteur. On peut penser que seuls les internautes, utilisant l’offre légale, vont répondre à ces questions et donc, Hadopi va nous dire que l’offre légale est majoritaire.

Avec la période tourmentée de la Hadopi ces derniers temps, il est normal de faire un peu de propagande pour montrer que le piratage est minoritaire et que l’offre légale répond aux besoins.

Mais si c’était le cas, alors on n’aurait pas besoin de la Hadopi. Et si l’autorité découvre que les internautes utilisent massivement des VPN comme NordVPN, Hidemyass, VyprVPN, est-ce qu’elle va demander à les bloquer comme c’est le cas en Chine ou en Russie.

Décidément, même quand l’autorité veut faire une bonne chose, alors elle n’y arrive tout simplement pas.